Née d'une rencontre bouleversante avec des organismes marins échoués à la suite d'une tempête, cette série explore notre rapport sensible au vivant, à sa vulnérabilité et à ses extraordinaires capacités d'adaptation.
Par l'intégration de structures calcaires naturelles à des visages sculptés, je développe une réflexion sur la perception, la transformation du corps et les frontières entre l'humain et les autres formes de vie. Les balanes deviennent des extensions du regard, à la fois organes de protection et ouvertures symboliques sur le monde.
Ces figures, qui évoquent une humanité future contrainte de se transformer pour habiter un environnement fragilisé, interrogent aussi notre manière actuelle de regarder le vivant : non plus comme une présence extérieure à nous, mais comme une existence avec laquelle nous partageons une condition commune.
À travers cette recherche sculpturale encore émergente, je souhaite approfondir les relations entre matière, corps, environnement et perception, et faire naître chez le spectateur une forme de reconnaissance sensible envers les êtres qui peuplent notre monde.