Dans House of Direction, l'autoportrait devient un point de départ vers l'altérité. Un visage né d'un geste intuitif se multiplie en quatre présences féminines, semblables sans être identiques.
Le travail interroge la manière dont une identité peut se transformer tout en conservant une origine commune. Les superpositions du dessin, les variations du regard et les traces laissées par les matériaux suggèrent des êtres traversés par plusieurs histoires.
L'affiche récupérée dans l'espace public devient matière picturale, reliant le souvenir d'un lieu à une expérience personnelle. Par le collage, le rythme graphique et la répétition, la musique acquiert une présence visuelle.
La série propose ainsi une réflexion sur la liberté d'être, la transformation et la beauté de l'imperfection, tout en affirmant une relation sensible entre le geste, la matière et la mémoire.